La tête en arrière.

La tête en arrière.
Déjà la fin de l'été. Enfin des vacances, pardon. Autant j'ai pu être impatiente de retourner à la fac autant maintenant que cette perspective approche, je suis totalement dépitée. Mais bon, c'est la vie. Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est comme ça. J'ai déjà eu la chance de les finir en beauté avec une soirée mémorable. Une où on rit à en pleurer. Je n'avais pas l'alcool triste, notez l'exploit. Mon frère se marie samedi prochain. Ca ne me rajeunit pas. Mais bon, ce sera l'occasion de passer une bonne soirée. Ils veulent que je leur écrive un texte pour la messe. Ca ne va pas être facile mais je vais essayer. De toute façon, je ne suis plus à ça près. Et ça me changera du droit. Ca ne m'avait pas manqué.

Le bilan de mon été aussi. Paris. Cannes. Rimini. Jamais deux voyages sans trois. Un des meilleurs étés de ma vie. Les soirées géniales. Les souvenirs qui resteront gravés à jamais. Des rencontres formidables. Bref, il en faut presque peu pour être heureux.

Je n'ai pas envie de recommencer une année scolaire. Je n'ai pas envie d'être stressée. Je n'ai pas envie qu'il fasse froid. J'ai envie de changer complètement ma vie. Ce n'est pas la première fois. Et certainement pas la dernière non plus.

Et si on remontait le temps ? Juste après le dernier examen...
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# Posté le samedi 12 septembre 2009 10:16

Irgendwie, irgendwo, irgendwann.

Irgendwie, irgendwo, irgendwann.
Je déroule le fil de mes angoisses. Toujours les mêmes. Rien n'a changé.
Je suis allongée sur mon lit. J'aimerais regarder les étoiles. Au lieu de ça, je vois mon plafond. Désespérément blanc.
Demain les photos que j'ai faites développer arrivent. Il y en a 837 je crois. Deux ou trois ans de ma vie. Ca va être comique. Nostalgique peut-être aussi.
J'apprivoise mon ami le volant. Doucement mais sûrement.
Mais j'angoisse toujours autant. Terriblement. Atrocement.
Mais on va faire avec.
Je n'ai plus envie d'écrire en ce moment. Je dois être malade.
Je ne prends même pas en compte l'option "trop heureuse pour écrire".

N'ayez pas peur du bonheur : il n'existe pas.

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 18:12

J'étais là avant.

Je n'arrive pas à aimer les hommes.
Oh ! J'arrive à les séduire, à les circonvenir, à me jeter contre eux, à les caresser, à leur offrir le plus profond de mon corps, mais je ne les aime pas. Je ne leur donne jamais accès à une once de mon intimité. Par intimité, j'entends tout ce qui est moi, secret, verrouillé, interdit. Je ne comprends pas mon corps. Je suis plutôt généreuse avec lui. Je l'offre facilement.
Les hommes... Je les prends quand l'envie de me fondre dans un autre corps, dans d'autres mots, dans d'autres projets, est trop forte, quand le besoin de deux bras autour de moi est impérieux, qu'il gèle dans mes rêves et mes entrailles. Je m'élance vers eux, m'accroche à leurs bras, leur promets mille félicités, mille bonheurs domestiques ou exotiques...pour m'éloigner sans me retourner dès que je suis rassasiée.
Je leur donne tout pour reprendre aussitôt. Je m'ouvre les veines pour les convaincre de ma sincérité et n'attends même pas d'avoir cicatrisé pour les rejeter. Je répète à satiété que je n'ai pas besoin d'eux pour vivre et que je suis très bien comme ça. Seule. Sans homme. Ce n'est pas vrai: l'homme est un ennemi dont je ne peux me passer.
Ils sont partout, les hommes. Ils prennent toute la place. A la télé, par exemple, vous ne voyez qu'eux. Au journal télévisé, aux séances de l'Assemblée, aux émissions sérieuses. En costume-cravate, ils plastronnent, expliquent et refont un monde qu'ils s'échinent à dévaster, à mettre en coupe pour mieux l'exploiter. Parfois, au milieu d'eux, surgit une femme plantée là comme un géranium. Au balcon. Un alibi fleuri qui dit non, qui dit oui. Qu'ils écoutent à peine. Ou qu'ils s'approprient, la travestissant en homme.
Les femmes, la plupart du temps, servent à vendre des crèmes épilatoires, des parfums, des airbags, des purées en flocons, des lessives en paillettes ou, au mieux, à débiter des informations toutes faites avec de belles lèvres gonflées et un plongeant décolleté. Dressées pour sourire, se prosterner, se répandre comme des pâtes molles sur le sol ou reproduire des petits d'humains identiques aux modèles proposés. On les soulève d'un doigt, on s'en pourlèche les babines, on les soupèse telles des marchandises. On siffle devant leur châssis impeccable ou leurs pistons bien huilés. Quand elles sont belles et offertes, parce que, sinon, on les repousse du pied, on s'en sert à la va-vite, on les ridiculise, on les traite de boudins, de bonnes grosses, de mal-baisées. Les hommes font claquer leurs lèvres sur les chopes de bière et s'essuient la bouche en rigolant, en les regardant onduler du fessier sous leurs petites robes d'été. Murmurent entre eux "Celle-là, elle est bonne" en allumant leurs yeux d'une lueur salace ou les traitent de salope et de connasse au feu rouge.
Pas tous les hommes, je sais. Certains sont doux et attentifs, patients et généreux.
Mais...
Je n'arrive pas à aimer les hommes.
J'étais là avant.

# Posté le jeudi 27 août 2009 16:13

J'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer.

J'ai rêvé qu'on pouvait s'aimer.







La vie est et restera toujours la même. J'aimerais partir le plus loin possible. Oublier tous ces problèmes. Oublier tout ce qui ne tourne pas rond. Oublier les histoires de travers, les malentendus. J'ai envie de vivre pleinement, de me soucier de rien. De me lever le matin en souriant, et de m'endormir de la même manière. Mais ça semble impossible. Parce qu'on prend tous des chemins différents et que tôt ou tard, tout sera fini. Tout. Et le pire, c'est se voir foncer dans le mur et ne rien pouvoir changer.
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# Posté le dimanche 23 août 2009 07:55

Modifié le dimanche 23 août 2009 17:23

Parce qu'on peut penser de pleins de façons différentes, mêler plusieurs courants de pensée.

Parce qu'on peut penser de pleins de façons différentes, mêler plusieurs courants de pensée.




[Jamais
Deux
Fois
La
Même]
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# Posté le dimanche 09 août 2009 22:12